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jeudi, 30 mai 2013

VIENT DE PARAITRE

Je viens de faire paraître aux éditions Brumerge

L'Art de déplaire

sous le nom d'auteur de

Paul Tojean

Un volume de 60 pages (9,50 euros)

L'Art de déplaire regroupe une série de poèmes
le plus souvent puisés dans le feu de l'actualité.
Il peut également s'agir de poèmes dits de circonstances
où le hasard des événements peut se révéler être
le parcours propice vers l'humour et la fantaisie.

Lire l'article du mardi 4 juin paru dans CENTRE PRESSE
(en bas à droite) :

CPR_RODEZ_CP_20130604_032p.pdf3

OUVRAGE DISPONIBLE
La Maison du Livre, passage des Maçons, à Rodez

Librairie Chemins d'Encre - 2, rue Charlemagne, à Conques

auprès des éditions Brumerge :

http://les-editions-brumerge.wifeo.com/l-art-de-deplaire.php

ou sur les sites :

http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/paul-tojean/l-art-de-deplaire,57682481.aspx

http://livre.fnac.com/a6108268/Paul-Tojean-L-art-de-deplaire

 http://www.placedeslibraires.fr/detaillivre.php?gencod=9782917745540

 http://www.furet.com/l-art-de-deplaire-2416266.html

http://www.decitre.fr/livres/l-art-de-deplaire-9782917745540.html

http://www.amazon.fr/LArt-Deplaire-Paul-Tojean/dp/2917745541/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1369385650&sr=8-1&keywords=paul+tojean

http://www.librairiedialogues.fr/livre/4191111-l-art-de-deplaire-paul-tojean-brumerge

mercredi, 26 mai 2010

POEMES PHILOSOPHIQUES II par Eric GUILLOT

Ces écrits nommés pour la circonstance Poèmes philosophiques II, comme en incipit même d’un long poème, auraient pu s’intituler « Journal quotidien pour une actualité décousue ». En effet, il s’agit ici de quelques réflexions qui, se succédant les unes aux autres, n’ont en tout état de cause, aucune suite commune entre elles. Cependant, cet effet contraire contribue à puiser constamment dans cette quête intarissable de l’inattendu, comme l’exploration des phrases dites de « demi-sommeil ». Poèmes philosophiques II a paru dans le quotidien aveyronnais Centre Presse, dimanche 2 mai 2010. La première partie de ces réflexions poétiques et « philosophiques » a été publiée dans l’édition L’Aveyronnais Dimanche du quotidien Centre Presse, daté du 5 août 2007. Avec cinq dessins originaux de Gaëtan GUILLOT (Oeil - Nez - Doigt - Lèvre - Oreille - Avril 2010).

Poèmes philosophiques II

Nous sommes tous des bien-aimés, à la manière de Célimare

Les mots sont constamment à la recherche d’un idéal.

Plus on écrit plus on recherche une écriture « compliquée ».

La rhétorique, toujours la rhétorique où s’envole un lyrisme platonicien émanant des bouches aphrodisiaques aux visages antiques.

Il règne ici comme ailleurs, une incertitude de bien-être quant à l’avenir.

Il ne sert à rien de se plaindre, la réalité vous rattrape toujours.

L’indifférence est un mal inconcevable.

La haute culture fut en son temps grandement coupable par son silence assourdissant et obstiné qui finalement fut recouvert par le bruit des bombes…

La liberté de créer, la liberté de pensées et de penser.

Le hasard objectif surgit consciemment derrière une dune ou le long de la plage.

Le snobisme est la forme supérieure de l’individu dès qu’il a atteint la force de l’âge.

La vie n’est qu’un sale pas où sombrent les réalistes.

Au quartier des ombres, il fait toujours noir et à l’Olympia des faubourgs, il y avait aussi des fées adorables.

La philosophie dans le boudoir, la philosophie sans le vouloir…

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L’amour comme une plénitude enragée.

L’écriture comme l’argent contribue grandement au bonheur.

Je me meurs de tant de regrets.

Souffrir en son profond intérieur, c’est encore souffrir d’espoir.

L’amour naît après un sentiment de bien-être.

Le verbe « croire » est un grand mot et peu de chose, en définitive.

Le sacré n’existe pas. Il s’agit plutôt d’une notion de valeur que chacun attribue aux choses ou envers ses semblables.

Où l’argent foisonne, la morale n’existe plus.

Après de longs mois de répétitions et de représentations, les pièces théâtrales une fois publiées par les éditeurs, sont vite lues. Mais l’éternelle reconnaissance des lecteurs est caractérisée par une mémoire sans oubli, pénétrée de cette profondeur de l’être, d’une force inestimable, qu’il s’agisse de tragédies ou non.

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Dimanches abominables, dimanches.

Sur un support de bois, je trace une ligne hasardeuse qui s’achemine vers le néant.

La poésie appartient à ceux qui l’écrivent et à ceux qui la lisent.

Le songe est la part du réel.

Les femmes savent ce que les hommes ignorent déjà.

Le papier des jours anciens s’effeuille sous mes doigts frileux.

Chaque jour suffit à sa peine. Et les pennes sont toujours grandes.

Une abeille sans miel, telle est cette métaphore sans définition aucune…

La politique est semblable à une tache d’encre sur un buvard. Vieille comme le monde, elle est également comparable à un plumeau qui ne sert qu’à soulever la poussière.

L’encre suit les lignes invisibles du papier jusqu’à ce croisement de l’inédit et de l’extase comme un corps nu allongé sur son flanc.

L’écriture est érotique.

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L’écriture est le genre même où nulle phrase ou paraphrase ne saurait remplacer la spontanéité à toute interprétation poétique ou littéraire.

À la seconde près, je me transforme en mélodrame.

Les sentiments nobles sont ceux qui nous transportent vers un humanisme béat.

C’est à la lumière des mots que l’opacité est rendue visible.

La bêtise humaine puise tout son savoir dans les religions.

Adonis a raison : « Il faut que les bras tremblent au coeur de la mémoire ».

C’est par le langage du coeur que transcende la beauté poétique.

Trop de choses organisées aboutissent tôt ou tard, mais indéniablement à des concessions.

Il est grand temps que cessent les barbaries et que s’éteignent à jamais les brasiers pour une paix durable. Il ne peut être question d’utopie lorsqu’il s’agit de paix, mais il ne peut être question de paix sans de nouvelles perspectives d’égalités, garantes de Démocratie.

Der wollust, el placer, and the love, ou le langage de la raison.

Vénus, la volupté et la sensualité du corps.

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Il faut systématiquement opposer les sciences aux religions.

Ce sont toujours les femmes qui parlent les premières… qui témoignent : Beauvoir, Groult, Leclerc, Badinter, Ernaux…

Le mot que je préfère le plus de la langue française est le mot Femme.

Je suis Nietzschien par la pensée et Bretonnien dans l’âme.

La philosophie est à la fois l’étude de la vie et la science du bonheur.

Je fais la nique à ceux qui parlent de normalité.

Je suis la trace de mes nuits expiatoires.

Pour toute forme de pouvoir, la longévité est stérilisante.

La jouissance est un facteur de l’insoumission.

La passion du vendredi est comme un hareng saur prêt à sécher au vent de la discorde sur le drap blanc des jours noirs.

Il manque quelque chose d’essentiel à la jeunesse d’aujourd’hui et ce quelque chose est la voie de la raison, la voix d’André Breton.

Ce que le général n’a jamais pu souffrir est la contestation émanant de ses contemporains à son égard. De Gaulle était ainsi le généralisme du patriarcat militaire.

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La magie du mot est la beauté du phrasé, cette parure de l’esthétique et de la clameur au ton hétéroclite.

L’ombre, cette ténébreuse, cette pourfendeuse de projets…

Ligne de vie, ligne de mire : la main de maître.

L’émotion amoureuse ressentie chez l’homme provient de l’éblouissement de la femme et le trouble qu’elle provoque auprès de celui-ci.

Ces paroles ornées de rêves invisibles s’accommodent de ces visions étonnantes et féeriques. La fascination et le merveilleux émergent à travers ces lignes révélées à la lumière du jour, et offrent une autre dimension à la lecture de ces écrits. Une dimension d’une profondeur poétique où se dévoile une écriture mystérieuse, subversive, libératoire, qui au sommet de la route mentale tend de prime abord, vers l’informulé et conduit le lecteur sur le chemin de l’imaginaire et de sa propre liberté. Ainsi est né l’automatisme psychique au moyen des phrases de demi-sommeil.


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