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samedi, 12 juin 2010

AU POINT DU JOUR

AU POINT DU JOUR

l'origine du monde.jpg
"L'origine du monde" de Gustave Courbet, l'un des plus beaux chefs-d'oeuvres qui célèbre la femme.


L’ATTENTE


Toute naissance est une création
Toute création est un mouvement perpétuel
Cet enfant que je vois enfin naître
Me fait songer à chaque fois aux poupées russes
A ce mouvement perpétuel
Comparable à certains tableaux de René Magritte
Et de Gustave Courbet
La première des créations
A l'origine du monde
Qui surgit d'entre les jambes de la femme
Est la plus belle histoire de l'humanité.
Et le trouble atteint son paroxysme
A ce moment suprême
Tandis que le temps se fige pour quelques secondes
Dès l'apparition d'un petit être
Avec ses épaules nues et un dos à peine fripés
Ô vertige des sens et des époques
Apothéose de l'existence
Recommencement inaltérable
Cette éternité de l'instant
Gravée pour toujours dans ma mémoire

La genèse.
A l'infini.




Au point du jour
Avant l’heure des bruits sourds
Aux beaux effets de la fureur des villes
Une incessante agitation de va-et-vient au grand secours
Faisant irruption dans la salle des métamorphoses analogiques
Souleva la peau de l’aube
Dans le dilemme du jour et de la nuit
Ce n’est que bien plus tard qu’un petit cri
Se fit entendre
Cédant à de grands bouleversements sensibles
Où s’abolit toute emprise au monde extérieur
Dans l’exaltation du merveilleux et de l’attente élective.


(Poème faire-part pour la naissance 'Alexandrian, jeudi 3 avril 1997)

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G aïa, mère nourricière fit s'élever des montagnes
A phrodite contemple et couronne ton innocence
E t lorsque dans le ciel les Erinyes enfin s'éloignent
T u brises soudain l'étoile des mystères et de l'absence
A chter désormais triomphe et Héréma t'accompagne
N uit mêlée à l'aurore. Perpétuelle
renaissance.

(Poème faire-part pour la naissance de Gaëtan, dimanche 19 juin 1988)




Je t’ai vu le premier comme personne au monde
Tu fus saisi au moment suprême
Où tu émergeas de Vénus
Déjouant le choix des couleurs
Comme un papillon en liberté
Alors dans les prémices du futur
Tu as éclairé le passé
Aux miroirs des ressemblances
Sans te soucier du prisme des regards
Penchés sur le rivage de ton innocence
Aux écluses de la mémoire
Bornant ainsi le dédoublement du rêve et de la réalité.


(Poème faire-part pour la naissance de Kévin, lundi 20 janvier 1986)

Ces poèmes ont paru dans CENTRE PRESSE le 30 septembre 2007.

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