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mardi, 27 avril 2010

PHILOSOPHIE CONTEMPORAINE par Eric GUILLOT

LA PHILOSOPHIE DANS LE BOUDOIR


Publicités rageuses
Tourne, tourne les pages
De ton magazine grimoire

Ô femme magnanime !

Voici enfin le programme :
Ce soir comme tous les autres soirs
Il y aura un dîner aux chandelles
Dans un décor somptueux
Digne du protocole du divin
Marquis de Sade
Il y aura des bougeoirs et des bougies
Un boudoir et de la philosophie
Et de la philosophie dans le boudoir...

 

La philosophie dans le boudoir a paru dans le quotidien aveyronnais Centre Presse,
daté du dimanche 4 juillet 2010.

 

© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

mardi, 09 mars 2010

MADRID, poème par Eric GUILLOT

MADRID

 

Les bruits assourdissants de la rue
Rythment mes pensées au gré du tumulte
Où flottent des désirs au vent de la mémoire

Aphrodite au coeur des mots au coeur des songes

Sur la place, les jets d'eau de la fontaine
Forment des stalactites de lumières
Et la nymphe préserve jalousement
Sa magie par des reflets prismatiques

Ô nudité intemporelle, corps sans sommeil

Tandis que la nuit se débarrasse de son voile noir
Madrid à la pointe des rêves apparaît dans toute sa blancheur
Et ses palais de glaces surgissent à la croisée des avenues
de manière féerique.

(3 mars 2010)

Madrid a paru dans le quotidien aveyronnais Centre Presse,
daté du dimanche 4 juillet 2010.

 

© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

dimanche, 13 janvier 2008

DEDICACES II par Eric GUILLOT

Voici présentés sous le titre DEDICACES, des poèmes de circonstances, composés à l'occasion de mariage, de fêtes d'anniversaires ou de faire-part de naissances. Leurs compositions sont de styles variables, qu'il s'agisse d'acrostiches, de vers libres ou de cantate. A l'exception de la pièce Le blason des saisons, publié dans CENTRE PRESSE, sous le titre Le printemps perpétuel, le 20 juillet 2003, les poèmes ci-après ont paru dans le quotidien aveyronnais, le 30 septembre 2007.




CENTENAIRE

(Ce poème fut écrit à l'occasion des 100 ans de Mme Fernande Dalet).

Que la vie est belle
Mais quel est le secret des parfums
Le bruit des sources ?
Une fille sur un cheval de bois s’élève vers les nuages
Au galop sur Neptune et les quatre points cardinaux

Aurore boréale. Ailes noires
Déluges de pluies
Faux arc-en-ciels
O champs dévastés par la grêle !

Mais les hommes en sont revenus
La fraîcheur des lilas
Les plaisirs retrouvés
L’amour, la plénitude, l’insouciance. La vie.

Soudain les mots se sont tus
A nouveau les sauterelles
A nouveau de longues ailes noires déployées
Mais la Terre ne sera jamais plus un bilboquet
Car les hommes en sont revenus
Et portent désormais un regard sur un nouveau monde

Prodige des jours

L’amour et la bonté éclairent
Le visage du bonheur humain.


(Dimanche 22 juin 2006).




LE NUAGE DE SA ROBE

(Poème composé en l'honneur du mariage de Stéphanie).

Le nuage de sa robe creuse la douceur du jour
Mystérieuse et toujours différente
Elle abolit le passé aux ailes d’azur
Pour une étreinte future
Ses désirs naissent à hauteur de ses rêves
Le visage de l’amour au reflet de la volupté
Anéantit toute attente devant le miroir des songes
Et au calice des baisers
L’ovale de ses bras abolit les mystères
Alors la beauté couronne l’amour
Aux yeux couleur du temps
Devant la fenêtre du bonheur ouverte sur l’avenir.


(Samedi 26 août 2006)



PLEIN CHANT

I


Regard de rêves et de splendeurs
Ouvre-toi amour voluptueuse
Sous ta jupe se perd la pudeur
Yvain a conquit son amoureuse

II

Regard sur ton corps que tu dévoiles
Où la beauté devient sacrée
Songeries de mes jardins secrets
Yeux parés de mille et une étoiles



OCEAN

(Pour Gaëtan, lors de la sortie du film "Le Titanic").

Vieil océan immuable et glacial
Obscur et silencieux
De quelque royaume à jamais englouti
Et de trésors recouverts de corail
Mythes enchantés d’aventures multiples
Aux légendes anciennes
Vaste continent
Où brillent à l’infini les étoiles sans noms
Aux nageoires de la nuit
Dans la trajectoire immortelle des rêves et de la liberté.



LE BLASON DES SAISONS

(Pour Marthe et Francis Besse, poème composé à l'occasion de leurs noces d'émeraude.
Automne 2001).


Les saisons sont des métamorphoses
Où les jours s’écoulent à l’envers
Et au blason d’une aurore nouvelle
Les fenêtres charment la balance des jours
Dans une frondaison de parfums
Puis le soleil progressivement lèche
Les vitres du temps
Au vol invariable d’un oiseau
Alors parmi les prismes étincelants
Se reflète au-dessus du lac enchanté
Le diamant indivisible de la passion
Aux lèvres de corail

Comme un printemps perpétuel.

 

© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

14:45 Publié dans Poesie | Lien permanent | Commentaires (1)

AU GRAND JOUR par Eric GUILLOT

Les poèmes Amour, Cette caresse, Au grand jour, L'amoureuse, Séjour à Grenade, Elle se baigne dans une robe de pluie, Totem, Comme dans un rêve et Dors, ont paru dans l'édition magazine de Dimanche CENTRE PRESSE, daté du 20 juillet 2003. 


Amour
Eternel désir
Corps délivrés
De l'écume blanche
L'homme et la femme
Enfin libres
Perpétuellement.



BONHEUR

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(Photo-montage).

Des lames de soleil incendient la chambre
Une porte s’ouvre
Un parfum s’échappe
Absorbée par de vagues songes
La fille aux longs cheveux
Se regarde dans le miroir à moitié nue
Et jamais elle ne rit
Et jamais elle ne parle en ces instants
Elle n’est plus la même depuis l’autre soir
Elle se perd dans le sillage de sa pensée énigmatique
Cependant de l’autre côté du miroir
Apparaît avec certitude
La révélation d’un bonheur encore inavouable
Naissant avec le jour de tout son éclat.



Cette caresse qui me frôla
Cette caresse qui me fit renaître
Ou es-tu oasis de mes amours
Ma semblable Mon phénix
O masque que je lèche.




AU GRAND JOUR
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(Au grand jour. Eric Guillot. - Collage et assemblage, 2003)

Le coq de la nuit invisible dans la forêt
Un papillon nocturne aux ailes flamboyantes
Une lampe obscure cachée dans les fougères
Une boussole au grand air qui tient lieu de passage
Des coquilles vides au sablier qui s’écoule
Surgit innocente et nue à la fin du jour
La jeune Léda aux seins délivrés
Dans une attente passive
A la beauté caressante
Livrée à l’inconnu
Offerte au hasard de l’homme
Femme future

Pour toujours.



ETAT D'AME

Un rayon de lumière voilé
Une chevelure de flammes
La rosée du matin
Le battement d'une poitrine nue
Le regard pathétique de la femme
Moulent l'image des désirs
Dans un mélange de solitude
Et de fierté.



SEJOUR A GRENADE


Un filet de lait bleu traverse la fenêtre
Et toi mon amour nue sur le lit
Transcendante comme le jour
Semblable à un tableau de Matisse
Plénitude du temps
Harmonie des lignes et de l’espace
Douceur de ton corps
Souvenir présent.



L’AMOUREUSE


Offerte à l’espace du désir
Couronnée par la fuite de l’absence
Elle s’abandonne
Dans l’azur d’une robe déployée
Au plaisir de la chair
Livrée et confondue
A la révélation
Et à la séparation de l’être
Simple, irréelle contre toute épreuve
Dans l’attente des bouches partagées.




ELLE SE BAIGNE DANS UNE ROBE DE PLUIE

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(Robe de pluie. Rosy Guillot, dessin, 2005)

Elle se baigne dans une robe de pluie
Toute nue Ses mains cachent ses seins
Secrète et toujours différente
Elle abolit le passé aux ailes de roches
Pour une étreinte future
Sa nudité caresse l’horizon à la rame du ciel
Réelle elle ne demeure que plus nue
Le visage de l’amour au cristal des rêves
Anéantit toute attente
Aux vitres des baisers



TOTEM


Le ventre de la femme est un élastique
Le ventre de la femme monte et descend
Le ventre de la femme est un ascenseur
Le ventre de la femme lorsqu’il s’allonge s’étend comme du sable mouvant
Le ventre de la femme est un volcan en éruption qui s’élève des nuées
et se métamorphose en fine pluie incandescente
Le ventre de la femme est perle de rosée
Le ventre de la femme est musique dans l’érotisme
Le ventre de la femme est le Rano-Raraku où naissent les moai
Le ventre de la femme est le symbole de l’altjeringa
sur les terres d’Arnheim et de Groote Eyland
Le ventre de la femme est une voile qui gonfle au vent du Pacifique
Le ventre de la femme est au creuset de l’art océanien et de l’art africain
Le ventre de la femme est précieux comme un diamant
Le ventre de la femme est au cœur de toutes les civilisations
Le ventre de la femme est le totem des mythologies et des religions
Le ventre de la femme est la source des croyances
Le ventre de la femme est sacré.




COMME DANS UN REVE
TU APPARAIS
ET DISPARAIS

COMME DANS UN REVE
JE TE RETROUVE
NOUS SOMMES VIVANTS



DORS


La neige fleurie de mille étoiles parfumées les eaux du Nil
Parole perdue
Battement d’ailes chargées d’adoucir le monde
Souvenirs toujours éclos dans nos mémoires de silence
Distance du langage
Le sommeil a pris l’empreinte d’une caresse
Dans la profondeur des miroirs




© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle.
Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

11:30 Publié dans Poesie | Lien permanent | Commentaires (1)