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mardi, 19 juillet 2011

EXPOSITION ET VERNISSAGE A SAINT-IZAIRE

J'AI LE PLAISIR DE VOUS INVITER AU VERNISSAGE DE MON EXPOSITION

l’Art de dépLairE

POEMES ET PHOTOGRAPHIES

sur le thème de l'humour


VENDREDI 22 JUILLET 2011


à partir de 17 heures

en présence de M. le Maire

à la salle d’exposition du château de Saint-Izaire

Exposition du 13 juillet au 1er août 2011

OUVERT TOUS LES JOURS
de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures


www.st-izaire.monclocher.com

mairie.st-izaire@wanadoo.fr

Tél. 05 65 99 42 27

vendredi, 25 janvier 2008

LES ROSES DE LA NUIT par Eric GUILLOT

LES ROSES DE LA NUIT, ont paru pour la première fois dans l'édition magazine Dimanche CENTRE PRESSE, daté du 19 décembre 2004. 
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Les roses de la nuit s'ouvrent aux lèvres de pluies... (Collage de l'auteur, 2004).


R O S E  M Y S T E R I E U S E
R O S E  M E R V E I L L E U S E
R O S E  D E S  B E A U X  J O U R S
R O S E  M O N  A M O U R


LES OISEAUX ENFUIS

Tu es la femme que je suis
A l’ombre des oiseaux enfuis
Sous un ciel épanoui
Comme un parfum que l’on n’oublie

Tu es la femme que je veux
Et le charme agit comme il peut
Jouer, jouer avec le feu
N’est pas toujours un vilain jeu

Tu es reine L’amour est roi
L’amour mais cela va de soi
Au bout du monde toi et moi
On s’invente partout un chez soi

Le bout du monde est quelque part
Lorsque commence le hasard
Et où se croisent les regards
Quand finissent les boulevards.

Voici mon nom et ma folie
La nuit a quitté son habit
Tu es le rêve et l'embellie
L’amour aux couleurs de la vie

Pourquoi écarquiller les yeux
Chaque silence est un aveu
Chaque saison est un adieu
J’ai vu s’envoler l’oiseau bleu.



LES ROSES DE LA NUIT

Les roses de la nuit s’ouvrent aux lèvres de pluies
Sous l’arche des rêves aux amours radieuses
Au cœur de la ville non loin des boulevards
La statue de pierre garde silencieuse
Les secrets des amants rencontrés par hasard
Dans les allées du parc au parfum de la nuit.



STATUE

Belle le jour belle la nuit
Belle pour le plaisir des yeux
Belle sous le vent et la pluie
Chaque saison est un adieu.



TAPISSERIES

Je suis pris dans un tourbillon de flammes
Qui ne cessent de s’accroître de jour en jour

                        *****

Une femme Une seule
Me soumet à ses désirs les plus délectables

                       *****

Les yeux dans l’obscurité
Dévident le ciel et dévorent les étoiles

                       *****

Quand reviendras-tu des lampes de fougères ?

                       *****

Il ne m’est de toute raison, que le ciel bleu
La douceur de tes mains le velours de tes yeux



IL N’Y A

Il n’y a de beauté semblable que la rose
Il n’existe d’amour semblable que de toi
Et chacun des baisers de par tes lèvres écloses
Est un secret avoué une part de toi.



MIROIR ORIENTAL

Belle danseuse au corps allégorique
Souveraine au plaisir consacré
Envoûtement des parfums exotiques
Mes songes naissent d’un pays secret

Langoureuse, fragile, sensuelle
Dévoilée livrée à la nudité
Musique du corps danse graduelle
Erotisme de la féminité

Voluptueuse et nue alors tu charmes
Les passions et tu envoûtes le feu
Dans ce spectacle qui livre ses charmes
Magique et réelle je suis ton jeu

Raffinement du désir Amour-flamme
Séduction harmonie et volupté
Mon amour sublime Ma vie Ma femme
L’Orient est le miroir de la beauté.

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("Musique du corps, danse graduelle..." - Assemblage et collage, 2004)


SIMPLICITE

L’avenir promit dans les cartes
Le regard perdu dans un miroir qui danse
L’ennui et la solitude dans l’attente de ta venue
Le secret des parfums au rythme des saisons
La transparence du jour comme un corps à renaître
La rose qui s’ouvre comme une robe sans pudeur
La sérénité acquise et le plaisir partagé
La vie l’amour dans sa plénitude
L’éternité dans tes bras ouverts

Toute chose parle à travers toi
Dans toute sa simplicité Dans toute sa grandeur.

  

TOUTE CHOSE PARLE A TRAVERS TOI

Toute chose injuste parle à travers toi

La corde du silence
Le triomphe de la cruauté
L'Histoire et son cloaque
L'indifférence et le mépris
La barbarie.

Toute chose d'éclat parle à travers toi

L'orgue des printemps
Le mystère des parfums
Le langage des couleurs
Le murmure d'un chant toujours perpétuel
Le frémissement au toucher de ton corps

Toute chose parle à travers toi. Mon bonheur. Ma vie. Ma femme. 

 

 POEME


La vie est un théâtre
Où chacun tient son rôle
Epaule contre épaule
J’écoute ton cœur battre.



EROS

Une robe noire
Une bouche rouge
Une rose
Des gants blancs

Et du plaisir à l’emporte-pièce.



LES PARFUMS DE LA NUIT

Un soir d’été
Par un clair de lune
Quand une femme
Sous un ciel étoilé
Aux parfums de la nuit
Quand une femme
Sous un ciel étoilé
Par un clair de lune
Aux parfums de la nuit
Un soir d’été
Un soir d’été
Un soir d’été.



LE BAISER

Tes lèvres tendres et fruitées parfument
De douceur les astres des baisers
Puis l’éclair d’un sourire consume
L’ombre des souvenirs apaisés

Tes yeux brillent comme des étoiles
Dans le labyrinthe des regards
Tu abolis le temps qui te voile
A l’unique flamme du hasard

Mais tu es éblouissante et pâle
Présente et absente tout à la fois
Tes mains à mon cou forment un ovale
Et c’est toujours la première fois

Tes cheveux sont semblables aux vagues
Que mes doigts caressent et défont
D’un mouvement régulier et vague
Tu es la mer où je me confonds

Puis tu t’abandonnes dans l’étreinte
Langoureuse tu fermes les yeux
Tes baisers sont des paroles peintes
Pour un avenir harmonieux

Au point du firmament une fine
Lueur brille comme la rosée
Lumineuse et cristalline
Etoiles filantes à la croisée

Et au seuil de l’ombre passagère
Un papillon de nuit sur ton front
Déploie ses ailes fines et légères
Où ta chevelure s’y confond

Les étoiles tombent une à une
Au cœur de l’océan embrasé
Tes lèvres tendres et fruitées parfument
De douceur les astres des baisers.



NUIT ORIENTALE

Un intense bonheur
A peine dévoilé
Passent passent les heures
Sous un ciel étoilé

Long jour et courte nuit
Et le coeur en chamade
Qui bat comme la pluie
Joue de sa sérénade

Dans le feu des regards
Tes yeux d’eau sont des astres
Qui guide le hasard
D’un amour idolâtre

L’ombre des souvenirs
S’estompent bien vite
Dans l’élan d’un soupir
Comme un gant que l’on quitte

Et tu absous le temps
Dans un parfum de roses
Tout change en un instant
Et se métamorphose

Tes baisers confusément
De tes lèvres tremblantes
Frôlent le firmament
Des étoiles filantes

Tout est vraiment parfait
On s’aime et on paresse
Tes cheveux sont défaits
Les mots sont des caresses

Et les bruits de la rue
S’anéantissent vite
A l’étage accouru
Les habits que l’on quitte

Tout doucement pourtant
Tu enlèves ta robe
Il reste peu de temps
Quand la nuit se dérobe

Bientôt il fera jour
Demain quelle importance
De nuit comme de jour
La belle différence

La beauté consacrée
D’un corps que tu dévoiles
Révèle les secrets
Des nuits orientales

Un intense bonheur
A peine dévoilé
Passent passent les heures
Sous un ciel étoilé.

 

LE SOMMEIL


Lorsque tu t’endormiras dans le satin bleu de la nuit
Aux lisières de l’abandon et de l’empire des songes
Dans cette brume de l’oubli qui t’habite et qui te ronge
Au murmure secret d’une bouche défiant l’ennui

Lorsque tu t’engloutiras dans les profondeurs du sommeil
Dans le bercement des vagues à la marée qui t’emportes
Qui donc alors arrachera le voile des amours mortes
Quand se tairont les bruits des rames aux contrées sans soleil ?

Lorsque tu t’abandonneras au coeur des nuits enchantées
Royaume aveuglant des désirs et de la beauté troublante
Offerte aux licences des corps fragile et toute tremblante
Sous un orchestre d’étoiles au mythe désenchanté

Lorsque ton corps s’offrira au culte de la nudite
Sur l’Olympe imaginaire des passions possessives
Dans la grâce et dans la volupté d’une danse lascive
Au long cortège des croyances et de l’immortalité

Et lorsque tu te livreras aux jeux des envoûtements
Dans cette ivresse exaltante de splendeurs et de dérives
Alors comme un voilier vers le large en pleine dérive
L’aube arrachera le voile de ces enchantements

Et devant l’étendue de ces rêves enflammés ingénue
Tu renaîtras soudain des amours violentes et passagères
L’absence dans tes bras grands ouverts vaincue calme et légère
Livrée à l’exil de cette solitude seule et nue.


© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

jeudi, 24 janvier 2008

L'ART DE DEPLAIRE par Eric GUILLOT

Les poèmes réunis sous le titre L'ART DE DEPLAIRE, furent publiés dans l'édition magazine Dimanche CENTRE PRESSE. Voici les dates respectives de leurs publications. Le délire du fantaisiste, L'étrange théâtre, Une erreur de parcours et Monde perdu in CENTRE PRESSE du dimanche 24 août 2003, sous le titre Le délire du fantaisiste. Les poèmes Poésie de circonstance, Les belles merveilles in CENTRE PRESSE du dimanche 10 juillet 2005, sous le titre Aurore nouvelle). Enfin, les poèmes Un air si pur, Le singe blanc, Croyance in CENTRE PRESSE l'Aveyronnais dimanche daté du 9 juillet 2006, sous le titre Un air si pur.


L ' A R T   D E   D E P L A I R E,   p o è m e s



LE DELIRE DU FANTAISISTE

(A Jean-Louis Fabre)

Sous un ciel d’eau parmi les ruines abandonnées
Une cloche au grand vent se balance
Des amants enlacés dans le silence et l’oubli
Devant une mosquée devenue inutile
Semblent vivre pour l’éternité
De jeunes religieuses portant le deuil nous proposent
Des programmes sur lesquels figurent ces quelques lignes :
La mort plutôt que l’infamie
Une nouvelle cathédrale verra le jour
Vous trouverez dans ce cadre
La dernière chance des hommes
Vivez serein

Nous nous éloignons de cette tour d’émeraude
Où gisent des animaux inactifs et perpétuels
Les battements de coeur de chaque individu
Nous demeurent indifférents car nous ne voulons plus aimer
Toutefois nous acceptons l’invitation qui nous est offerte
Pour une soirée musicale où de célèbres violonistes
A la puissance du mouvement
Interprètent un concert remarquable
Et c’est seulement à la tombée de la nuit
Tandis qu’une fille joue à la marelle avec des armes
Qu’une vieille femme à la parure légère vient à notre rencontre
Et nous demande l’heure Nous lui signifions
Que seuls les philosophes sont en mesure de répondre
Alors la vieille femme ricane puis disparaît
Nous errons dans cette cité déserte et défigurée
A la recherche des créatures de rêves En vain
Alors nous brisons les miroirs à coups de dés
Tandis que des hennissements
S’élèvent au-dessus de la ville endormie
Des chevaux de bronze surgissent des ruines
Et glissent dans le brouillard
Nous demeurons devant ce paysage figé et dévasté
De notre agonie
A hanter le passé de nos rêves sauvages.




LES BELLES MERVEILLES

Etrange histoire
De ce récit anatomique
Evoquant les doigts de pieds
Ou les poils dans les oreilles mal embouchées
Toutes ces merveilles dévoilées au grand jour
Où se moule l'homme
Dans l'ovale parfait d'une belle inconnue
Comme un ascenseur des gratte-ciel
Le mythe d'une vie exemplaire
Aux bourdonnements métaphysique
Et d'un style manifestement nouveau
Préserve ses jardins secrets
Sous l'ombrelle d'un prix littéraire.

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Eric Guillot (Blanc et rouge, 2008)


LE SINGE BLANC

Le singe blanc s'offre une fois de plus en spectacle
Ses bras tendus vers les espaces aériens
Au sommet contestable
Font preuves de patience et de persévérance
Dans un monde insoucieux
Où les individus affranchis
Des principes moraux et des lois divines
Sont l'illustration de la totale perdition de l'Homme
Paroles proclamées du haut de son belvédère
Au soleil couchant
Ou s'affirme une vérité prophétique
De cette science rétrograde et gélatineuse
Aux arrière-pensées dûment entretenues
Que conditionne la morale conventionnelle
Des concepts archaïques et perméables
Devant des citoyens désabusés face aux discours politiciens
Et de perspectives aux promesses enfouies
Oublieuses d'atouts et de projets rénovateurs
Là où le singe blanc s'offre une fois de plus en spectacle
Dans un calcul savant contre toute échappée d'émancipation.




POESIE DE CIRCONSTANCE

Le vent joue de la musique
Les affaires de cœur précèdent toujours les passions contrariées

Aurore nouvelle

Dans les jardins et sur les places publiques
Les statues meurent de leurs belles morts

Délicatesse de la vie.

Déjà des graminées envahissent leurs socles

De quoi demain sera-t-il fait ?
Murmure ô murmures
Les feuilles des marronniers frissonnent
De quel côté souffle le vent ?

Sentiments exacerbés

Les chimères sont les pires pièges

Le vent tourne.

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Eric Guillot, (Murmure, ô murmures
Les feuilles des marronniers frissonnent. De quel côté souffle le vent ?, 2008)



CROYANCE

La nuit laisse choir son grand manteau de lune
Une brise légère effeuille des sentiments nostalgiques
Où de vieux peupliers frissonnent de concert.
Tandis qu'une femme élégante passe sur un pont dans un silence végétal
Un cervidé en rut brame au fond des bois dans une solitude effrénée.
O christs d'ébène et d'acajou
Il est des nuits semblables aux paroles étranges
Qui fredonnent les mêmes refrains en solitaire
Et s'agglutinent de prénoms féminins
A la langue complice.
Mais la nuit comme une verge décline trop vite.
Alors que la brume au matin s'étend et se consume
Une biche au grand air s'ébroue comme un encensoir
Puis disparaît subitement dans les bosquets...
Seule une traînée blanche creuse dans le ciel un large sillon
Dans la sérénité du jour retrouvé...
Après le passage d'un supersonique...

Promontoire désert.

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Eric Guillot (Le jour suivant, 2008)

 

MONDE PERDU

La modernité comme c’est déjà vieux et démodé
Demain jour férié tous les magasins seront exceptionnellement ouverts

Effervescence d'un monde en ébullition
Les gares sont devenues silencieuses

Le cours de la vie se mondialise

Désormais tu t'affranchis de bonnes résolutions
Tu savoures chaque grain de sable qui s'écoule du sablier
Tu éternises l'instant
Tu fais le tour du monde en deux heures

Tu perds ton temps

Toute considération mise à part

La notion du temps m'échappe
Le temps est un presse-papiers
Un concept du passé où se meurent les paroxysmes

Fantôme de ta destinée

Tu te promènes seul le long des quais
Et tu médites sur les fondements de la République
Tu regardes les femmes et tu les trouves belles
Tu considères le romantisme comme une émancipation de l'esprit

Au loin deux voiliers prennent le vent du large
Aux cris des mouettes

Les journaux annoncent
Les dernières mesures gouvernementales
En matière de sécurité publique

Les valeurs boursières sont en baisse
La poudre aux yeux

Moi j’écoute Berlioz en regardant la mer...

 

 

© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

vendredi, 18 janvier 2008

QUESTIONS DE PRINCIPE par Rosy et Eric GUILLOT

"Toute notre connaissance commence par les sens, passe de là, à l'entendement et s'achève dans la raison... Nous distinguerons la raison de l'entendement en la définissant comme le pouvoir des principes... Si l'entendement est le pouvoir de ramener les phénomènes à l'unité au moyen des règles, la raison est la faculté de ramener à l'unité des règles de l'entendement au moyen des principes".
(Extrait de la Critique de la raison pure - De la raison en général)
EMMANUEL KANT.
Elaboré dans un esprit ludique, QUESTIONS DE PRINCIPE, constitue à part entière, un dialogue - dans le concept même des jeux surréalistes - où chacun, à tour de rôle, pose une question par écrit, tandis que sans en connaître la teneur, le partenaire répond à celle-ci suivant la forme interrogative ("Pourquoi" ou "Qu'est-ce que"). Ainsi, les réponses formulées au hasard, (favorisées malgré tout par la connaissance que nous avons l'un de l'autre), offrent un résultat inattendu, qui, sans tenir compte de la chronologie ont contribué, à une classification par "thème". Toutefois, nous tenons à souligner quantité de ces "essais" qui partirent à la corbeille pour n'en retenir que l'essentiel et les meilleurs d'entre eux. En voici de larges extraits.
QUESTIONS DE PRINCIPE a fait l'objet d'une édition limitée, un volume de 32 p. Prix : 6 euros. (Les auteurs).
Ce jeu surréaliste a paru sous la rubrique JEUX DE L'ESPRIT, dans le quotidien aveyronnais CENTRE PRESSE daté du dimanche 31 juillet 2005.


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(Les Poissons, 2002 - Dessin de Gaëtan Guillot).



I D E N T I T E S D E S A U T E U R S

E l l e


Nom : étoile double
Prénom : sirène des eaux lumineuses
Date de naissance : 3x2 du saumon
Lieu de naissance : équinoxe d'or
Signe particulier : lampe de fougères au regard sensuel

L u i


Nom : coquillage de minuit
Prénom : tropique du Capricorne
Date de naissance : inédite
Lieu de naissance : nuit des grands torrents
Signe particulier : arc-en-ciel



JEU SURREALISTE présenté par ROSY et ERIC GUILLOT



Elle : Pourquoi sommes-nous hantés par l’indicible ?
Lui : Il faut explorer l’inconnu et le rendre viable sans préjugés.

Lui : Pourquoi rêver au bien-être ?
Elle : Pour mieux nous abandonner.

Elle : Pourquoi perpétuer les souvenirs d’enfance ?
Lui : Pour le plaisir de dire toujours non.

Lui : Pourquoi sommes-nous complémentaires ?
Elle : Pour renaître.

Elle : Pourquoi sommes-nous libres ?
Lui : Pour mourir.

Lui : Pourquoi demeurer impalpable à la neutralité ?
Elle : Pour l’apparence.

Elle : Qu’est-ce que le désir ?
Lui : C’est une plage déserte.

Lui : Qu’est-ce que le hasard ?
Elle : C’est un bouquet de myosotis.

Elle : Qu’est-ce que la passion ?
Lui : C’est un miroir brisé.

Lui : Qu’est-ce que le merveilleux ?
Elle : C’est un cours d’eau.

Elle : Qu'est-ce que l'exaltation ?
Lui : C'est une disgrâce.

Lui : Qu'est-ce que l'émancipation ?
Elle : C'est la Voie Lactée.

Elle : Qu’est-ce que le rêve ?
Lui : C'est une pluie diluvienne.

Lui : Qu'est-ce que la féminité ?
Elle : C'est une vertu.

Elle : Qu'est-ce que le mystère ?
Lui : C'est du machiavélisme.

Lui : Qu'est-ce que l'énigme ?
Elle : C'est la mécanique du désir.

Elle : Qu'est-ce que la sensualité ?
Lui : C'est un changement de saison.

Lui : Qu’est-ce que le regard ?
Elle : C’est une étoile de mer.

Elle : Qu’est-ce que le plaisir ?
Lui : C’est une main courante.

Lui : Qu’est-ce que l’amour ?
Elle : C’est la rosée au petit matin.

Elle : Qu’est-ce que le bonheur ?
Lui : C’est une fenêtre qui s’ouvre sur la nuit.

Lui : Qu'est-ce que la liberté ?
Elle : C'est une étoile filante.

Elle : Qu'est-ce que le baiser ?
Lui : C'est un pigeon voyageur qui s'envole d'une volière.

Lui : Qu'est-ce que l'érotisme ?
Elle : C'est un rosier grimpant au pied d'un sapin.

Elle : Qu’est-ce que les sentiments ?
Lui : C’est une trahison.

Lui : Qu’est-ce que le couple ?
Elle : C’est un véritable ennui.

Elle : Qu’est-ce que l’étreinte ?
Lui : C’est l’apothéose d’un véritable désordre.

Lui : Qu’est-ce que la morale ?
Elle : C’est le plaisir et la volupté.

Elle : Qu’est-ce que le désordre ?
Lui : C’est la clairvoyance.

Lui : Qu’est-ce que la famille ?
Elle : C’est la pomme d’Adam.

Elle : Qu’est-ce que le devoir ?
Lui : C’est une cervelle en gélatine.

Lui : Qu’est-ce que l’utopie ?
Elle : C’est une variation de climat.

Elle : Qu’est-ce que l’imaginaire ?
Lui : C’est le mouvement diurne.

Lui : Qu’est-ce que la connaissance ?
Elle : C’est un fruit mûr.

Elle : Qu’est-ce qu’une doctrine ?
Lui : C’est une coulée de boue.

Lui : Qu’est-ce que le concept ?
Elle : C’est un sentiment de révolte.

Elle : Qu'est-ce que l'honneur ?
Lui : C'est un vieux mur recouvert de mousse.

Lui : Qu'est-ce qu'un chef-d'oeuvre ?
Elle : C'est la nausée.

Elle : Qu'est-ce que l'émotion ?
Lui : C'est la solitude de l'homme.

Lui : Qu'est-ce que l'interprétation ?
Elle : C'est un coucher de soleil.

Elle : Qu'est-ce que la solitude ?
Lui : C'est un monde illusoire.

Lui : Qu'est-ce que la religion ?
Elle : C'est une fleur de pavot dans les mains d'une petite fille.

Elle : Pourquoi se résoudre à accepter des principes établis ?
Lui : Pour éprouver l’irrésistible besoin d’une étreinte langoureuse.

Lui : Pourquoi nous enivrons-nous de toutes ces choses ?
Elle : Pour passer le temps.

Elle : Pourquoi vouloir l’impossible ?
Lui : Parce que le temps est une énigme.

Lui : Pourquoi croire ?
Elle : Pour l’idéalisme, le fanatisme et la prospérité.

Elle : Pourquoi continuer ?
Lui : A cause des dires et des paroles qui se perdent.

Lui : Pourquoi voyager à travers l’infini ?
Elle : Pour partir.

Elle : Pourquoi mentir ?
Lui : Pour revivre éternellement.

Lui : Pourquoi aimons-nous la provocation ?
Elle : Pour apparaître, disparaître et revenir…



C19 H28 02 + C18 H24 02 = XY/XX

Un arbre
UN POISSON
Deux molécules
Rien
La vie

C18 H24 02 + C19 H28 02 = XX/XY

© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

dimanche, 13 janvier 2008

DEDICACE I par Eric GUILLOT

Voici présentés sous le titre DEDICACES, des poèmes de circonstances, composés à l'occasion de mariage, de fêtes d'anniversaires ou de faire-part de naissances. Leurs compositions sont de styles variables, qu'il s'agisse d'acrostiches, de vers libres ou de cantate. Ces poèmes ont paru dans CENTRE PRESSE le 30 septembre 2007.

 

CANTATE A KEVIN


Un matin d'hiver dans une ville enneigée
La beauté de l'univers endormi aux yeux éblouis

« Que c'est beau le monde
La Grèce n'a jamais existé »(1)

Des bruits dans le couloir
Soudain la vie tumultueuse reprend tous ses droits

Les mots raisonnent
Les mots résonnent
Comme le doux éclat des roses au parfum indéfinissable.

Le temps est véritablement ce qui change et se transforme
En une aurore éternelle.
Vertige de la mémoire

Un jour d'entre les jours, d'entre les heures
d'entre les nuits

Ô temps arrêté
L'espace de quelques secondes
L'instant !

Le passé s'efface désormais à la faveur du présent
Et de l'avenir.

Alors de la mer surgit l'impondérable
L'éternelle Vénus
Blanche d'écume
Dans un perpétuel recommencement
Où renaît le Phénix
Semblable aux poupées russes

LA GENESE

II

Le monde apparaît tel qu'il est sous les yeux de l'enfant
Que voient-ils ces yeux pleins de rêves et de fantaisies
Sous la lune prisonnière des caprices poétiques
Et des inventions originales
comme de nouvelles créations
Entre l'hier et l'aujourd'hui
Où s'enflamment des vérités de perles dorées
De cet invisible imaginaire et impénétrable
Aux songes diamantifères.
Un jour, tu te promèneras dans le verger
En compagnie de ton chat blanc et noir
Une cage à la main dans l'espoir de t'emparer d'un oiseau
Le rêvant prisonnier pour mieux l'adorer.

T'en souviens-tu ? Ô chimères !

Des merles juchés sur les hautes branches
S'envolèrent précipitamment
Il y avait aussi un rouge-gorge qui gonflait son duvet
Et un pic-vert qui, à ton approche, prit son envol.

Les oiseaux, les beaux oiseaux de leurs vols fantastiques
Dessinèrent un cercle majestueux
Puis disparurent dans un ciel sans nuage
Comme le Goëland de Jonathan Livingston
A la découverte de la liberté.

Ô mots bleus, couleur d'azur de vérités
De songes et de prophéties
Tel un conte de la Nouvelle-Guinée
Où entre le serpent et l'oiseau
L'Homme s'est paré des plus beaux plumages
Aux couleurs du Temps.

Ainsi apparaissent désormais

L'homme et la femme
Enfin libres

Pour toujours.


III

L'AMOUR

Cette ferveur que tu découvris presque à l'aube
de ce troisième millénaire
Cette notion suprême du bonheur
Cet « embellissement de la vie » comme disait Léo Ferré
Et cette faculté de s'émerveiller de tout, de rien.

Ô le vent du large
La barque des rêves s'amarre le long des quais

Réveille-toi donc et respire !

Le soir tombe et la nuit devient un roman
Chaque jour qui naît est la scène d'un futur théâtre

Ecoute le chant du crépuscule
Et cette voix comme en écho - Que dit-elle ?

- Elle est la Beauté
Et l'amour engendre la jeunesse éternelle !

La passion. L'amour fou. Cet éternel désir
Invariablement.


IV

LA VIE

Premiers balbutiements
D'un nouveau monde en effervescence.
A peine perceptible pour l'homme d'aujourd'hui.

Ô Plaisir-Temps !

Les songes, les passions exubérantes, les convictions
L'idéal pour un monde meilleur
Tout cela ne se marchande pas.

Et cette soif de connaissance
Où tu renais à l'aube du savoir
Est aussi sans limite.

Ta main mentionne des chiffres
au coeur des ressemblances

Et de tout ce qui se dénoue enfin
Au diapason de la réalité et de l'avenir
Comme une musique au son d'un hautbois
Ou apparaît la trame invisible
De l'aimer.

Le regard conquis. Le bonheur. La plénitude

Semblables au vol immuable de l'oiseau
Avec ses battements d'ailes dans l'océan du ciel.

La liberté. Les rêves. L'amour. La vie.

Perpétuellement.

(Dimanche 31 décembre 2006-27 et 28 septembre 2007).

(1) André Breton. Extrait de Rano-Raraku. Poèmes, 1948.


 

 

© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.