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vendredi, 18 janvier 2008

QUESTIONS DE PRINCIPE par Rosy et Eric GUILLOT

"Toute notre connaissance commence par les sens, passe de là, à l'entendement et s'achève dans la raison... Nous distinguerons la raison de l'entendement en la définissant comme le pouvoir des principes... Si l'entendement est le pouvoir de ramener les phénomènes à l'unité au moyen des règles, la raison est la faculté de ramener à l'unité des règles de l'entendement au moyen des principes".
(Extrait de la Critique de la raison pure - De la raison en général)
EMMANUEL KANT.
Elaboré dans un esprit ludique, QUESTIONS DE PRINCIPE, constitue à part entière, un dialogue - dans le concept même des jeux surréalistes - où chacun, à tour de rôle, pose une question par écrit, tandis que sans en connaître la teneur, le partenaire répond à celle-ci suivant la forme interrogative ("Pourquoi" ou "Qu'est-ce que"). Ainsi, les réponses formulées au hasard, (favorisées malgré tout par la connaissance que nous avons l'un de l'autre), offrent un résultat inattendu, qui, sans tenir compte de la chronologie ont contribué, à une classification par "thème". Toutefois, nous tenons à souligner quantité de ces "essais" qui partirent à la corbeille pour n'en retenir que l'essentiel et les meilleurs d'entre eux. En voici de larges extraits.
QUESTIONS DE PRINCIPE a fait l'objet d'une édition limitée, un volume de 32 p. Prix : 6 euros. (Les auteurs).
Ce jeu surréaliste a paru sous la rubrique JEUX DE L'ESPRIT, dans le quotidien aveyronnais CENTRE PRESSE daté du dimanche 31 juillet 2005.


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(Les Poissons, 2002 - Dessin de Gaëtan Guillot).



I D E N T I T E S D E S A U T E U R S

E l l e


Nom : étoile double
Prénom : sirène des eaux lumineuses
Date de naissance : 3x2 du saumon
Lieu de naissance : équinoxe d'or
Signe particulier : lampe de fougères au regard sensuel

L u i


Nom : coquillage de minuit
Prénom : tropique du Capricorne
Date de naissance : inédite
Lieu de naissance : nuit des grands torrents
Signe particulier : arc-en-ciel



JEU SURREALISTE présenté par ROSY et ERIC GUILLOT



Elle : Pourquoi sommes-nous hantés par l’indicible ?
Lui : Il faut explorer l’inconnu et le rendre viable sans préjugés.

Lui : Pourquoi rêver au bien-être ?
Elle : Pour mieux nous abandonner.

Elle : Pourquoi perpétuer les souvenirs d’enfance ?
Lui : Pour le plaisir de dire toujours non.

Lui : Pourquoi sommes-nous complémentaires ?
Elle : Pour renaître.

Elle : Pourquoi sommes-nous libres ?
Lui : Pour mourir.

Lui : Pourquoi demeurer impalpable à la neutralité ?
Elle : Pour l’apparence.

Elle : Qu’est-ce que le désir ?
Lui : C’est une plage déserte.

Lui : Qu’est-ce que le hasard ?
Elle : C’est un bouquet de myosotis.

Elle : Qu’est-ce que la passion ?
Lui : C’est un miroir brisé.

Lui : Qu’est-ce que le merveilleux ?
Elle : C’est un cours d’eau.

Elle : Qu'est-ce que l'exaltation ?
Lui : C'est une disgrâce.

Lui : Qu'est-ce que l'émancipation ?
Elle : C'est la Voie Lactée.

Elle : Qu’est-ce que le rêve ?
Lui : C'est une pluie diluvienne.

Lui : Qu'est-ce que la féminité ?
Elle : C'est une vertu.

Elle : Qu'est-ce que le mystère ?
Lui : C'est du machiavélisme.

Lui : Qu'est-ce que l'énigme ?
Elle : C'est la mécanique du désir.

Elle : Qu'est-ce que la sensualité ?
Lui : C'est un changement de saison.

Lui : Qu’est-ce que le regard ?
Elle : C’est une étoile de mer.

Elle : Qu’est-ce que le plaisir ?
Lui : C’est une main courante.

Lui : Qu’est-ce que l’amour ?
Elle : C’est la rosée au petit matin.

Elle : Qu’est-ce que le bonheur ?
Lui : C’est une fenêtre qui s’ouvre sur la nuit.

Lui : Qu'est-ce que la liberté ?
Elle : C'est une étoile filante.

Elle : Qu'est-ce que le baiser ?
Lui : C'est un pigeon voyageur qui s'envole d'une volière.

Lui : Qu'est-ce que l'érotisme ?
Elle : C'est un rosier grimpant au pied d'un sapin.

Elle : Qu’est-ce que les sentiments ?
Lui : C’est une trahison.

Lui : Qu’est-ce que le couple ?
Elle : C’est un véritable ennui.

Elle : Qu’est-ce que l’étreinte ?
Lui : C’est l’apothéose d’un véritable désordre.

Lui : Qu’est-ce que la morale ?
Elle : C’est le plaisir et la volupté.

Elle : Qu’est-ce que le désordre ?
Lui : C’est la clairvoyance.

Lui : Qu’est-ce que la famille ?
Elle : C’est la pomme d’Adam.

Elle : Qu’est-ce que le devoir ?
Lui : C’est une cervelle en gélatine.

Lui : Qu’est-ce que l’utopie ?
Elle : C’est une variation de climat.

Elle : Qu’est-ce que l’imaginaire ?
Lui : C’est le mouvement diurne.

Lui : Qu’est-ce que la connaissance ?
Elle : C’est un fruit mûr.

Elle : Qu’est-ce qu’une doctrine ?
Lui : C’est une coulée de boue.

Lui : Qu’est-ce que le concept ?
Elle : C’est un sentiment de révolte.

Elle : Qu'est-ce que l'honneur ?
Lui : C'est un vieux mur recouvert de mousse.

Lui : Qu'est-ce qu'un chef-d'oeuvre ?
Elle : C'est la nausée.

Elle : Qu'est-ce que l'émotion ?
Lui : C'est la solitude de l'homme.

Lui : Qu'est-ce que l'interprétation ?
Elle : C'est un coucher de soleil.

Elle : Qu'est-ce que la solitude ?
Lui : C'est un monde illusoire.

Lui : Qu'est-ce que la religion ?
Elle : C'est une fleur de pavot dans les mains d'une petite fille.

Elle : Pourquoi se résoudre à accepter des principes établis ?
Lui : Pour éprouver l’irrésistible besoin d’une étreinte langoureuse.

Lui : Pourquoi nous enivrons-nous de toutes ces choses ?
Elle : Pour passer le temps.

Elle : Pourquoi vouloir l’impossible ?
Lui : Parce que le temps est une énigme.

Lui : Pourquoi croire ?
Elle : Pour l’idéalisme, le fanatisme et la prospérité.

Elle : Pourquoi continuer ?
Lui : A cause des dires et des paroles qui se perdent.

Lui : Pourquoi voyager à travers l’infini ?
Elle : Pour partir.

Elle : Pourquoi mentir ?
Lui : Pour revivre éternellement.

Lui : Pourquoi aimons-nous la provocation ?
Elle : Pour apparaître, disparaître et revenir…



C19 H28 02 + C18 H24 02 = XY/XX

Un arbre
UN POISSON
Deux molécules
Rien
La vie

C18 H24 02 + C19 H28 02 = XX/XY

© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

dimanche, 13 janvier 2008

DEDICACE I par Eric GUILLOT

Voici présentés sous le titre DEDICACES, des poèmes de circonstances, composés à l'occasion de mariage, de fêtes d'anniversaires ou de faire-part de naissances. Leurs compositions sont de styles variables, qu'il s'agisse d'acrostiches, de vers libres ou de cantate. Ces poèmes ont paru dans CENTRE PRESSE le 30 septembre 2007.

 

CANTATE A KEVIN


Un matin d'hiver dans une ville enneigée
La beauté de l'univers endormi aux yeux éblouis

« Que c'est beau le monde
La Grèce n'a jamais existé »(1)

Des bruits dans le couloir
Soudain la vie tumultueuse reprend tous ses droits

Les mots raisonnent
Les mots résonnent
Comme le doux éclat des roses au parfum indéfinissable.

Le temps est véritablement ce qui change et se transforme
En une aurore éternelle.
Vertige de la mémoire

Un jour d'entre les jours, d'entre les heures
d'entre les nuits

Ô temps arrêté
L'espace de quelques secondes
L'instant !

Le passé s'efface désormais à la faveur du présent
Et de l'avenir.

Alors de la mer surgit l'impondérable
L'éternelle Vénus
Blanche d'écume
Dans un perpétuel recommencement
Où renaît le Phénix
Semblable aux poupées russes

LA GENESE

II

Le monde apparaît tel qu'il est sous les yeux de l'enfant
Que voient-ils ces yeux pleins de rêves et de fantaisies
Sous la lune prisonnière des caprices poétiques
Et des inventions originales
comme de nouvelles créations
Entre l'hier et l'aujourd'hui
Où s'enflamment des vérités de perles dorées
De cet invisible imaginaire et impénétrable
Aux songes diamantifères.
Un jour, tu te promèneras dans le verger
En compagnie de ton chat blanc et noir
Une cage à la main dans l'espoir de t'emparer d'un oiseau
Le rêvant prisonnier pour mieux l'adorer.

T'en souviens-tu ? Ô chimères !

Des merles juchés sur les hautes branches
S'envolèrent précipitamment
Il y avait aussi un rouge-gorge qui gonflait son duvet
Et un pic-vert qui, à ton approche, prit son envol.

Les oiseaux, les beaux oiseaux de leurs vols fantastiques
Dessinèrent un cercle majestueux
Puis disparurent dans un ciel sans nuage
Comme le Goëland de Jonathan Livingston
A la découverte de la liberté.

Ô mots bleus, couleur d'azur de vérités
De songes et de prophéties
Tel un conte de la Nouvelle-Guinée
Où entre le serpent et l'oiseau
L'Homme s'est paré des plus beaux plumages
Aux couleurs du Temps.

Ainsi apparaissent désormais

L'homme et la femme
Enfin libres

Pour toujours.


III

L'AMOUR

Cette ferveur que tu découvris presque à l'aube
de ce troisième millénaire
Cette notion suprême du bonheur
Cet « embellissement de la vie » comme disait Léo Ferré
Et cette faculté de s'émerveiller de tout, de rien.

Ô le vent du large
La barque des rêves s'amarre le long des quais

Réveille-toi donc et respire !

Le soir tombe et la nuit devient un roman
Chaque jour qui naît est la scène d'un futur théâtre

Ecoute le chant du crépuscule
Et cette voix comme en écho - Que dit-elle ?

- Elle est la Beauté
Et l'amour engendre la jeunesse éternelle !

La passion. L'amour fou. Cet éternel désir
Invariablement.


IV

LA VIE

Premiers balbutiements
D'un nouveau monde en effervescence.
A peine perceptible pour l'homme d'aujourd'hui.

Ô Plaisir-Temps !

Les songes, les passions exubérantes, les convictions
L'idéal pour un monde meilleur
Tout cela ne se marchande pas.

Et cette soif de connaissance
Où tu renais à l'aube du savoir
Est aussi sans limite.

Ta main mentionne des chiffres
au coeur des ressemblances

Et de tout ce qui se dénoue enfin
Au diapason de la réalité et de l'avenir
Comme une musique au son d'un hautbois
Ou apparaît la trame invisible
De l'aimer.

Le regard conquis. Le bonheur. La plénitude

Semblables au vol immuable de l'oiseau
Avec ses battements d'ailes dans l'océan du ciel.

La liberté. Les rêves. L'amour. La vie.

Perpétuellement.

(Dimanche 31 décembre 2006-27 et 28 septembre 2007).

(1) André Breton. Extrait de Rano-Raraku. Poèmes, 1948.


 

 

© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

POEMES PHILOSOPHIQUES par Eric GUILLOT

Ces écrits nommés pour la circonstance Poèmes philosophiques, comme en incipit même d'un long poème, auraient pu s'intituler par exemple, "Journal quotidien pour une actualité décousue". En effet, il s'agit ici de quelques réflexions qui, se succédant les unes aux autres, n'ont en tout état de cause, aucune suite logique entre elles. Cependant, "cet effet contraire" contribue à puiser constamment dans cette quête intarissable de l'inattendu, comme l'exploration des phrases dites de "demi-sommeil". Cet ensemble de réflexions poétiques et "philosophiques" a paru dans l'édition l'aveyronnais dimanche du quotidien CENTRE PRESSE, daté du 5 août 2007.



La rue déshabille les inconnues.

Pensées, pensées, où m’entraînes-tu ?

Je vis la sorgue.

Les lèvres de pluies recouvrent les ailes du rêve.

Les choses de la vie, les choses de l’ennui.

Je rêve d’un jardin semblable à celui de Renée Mauperin.

L’érotisme est pyramidal. L’érotisme pyramidal.

Le funèbre chant de Linos.

L’étoile du berger a remué ciel et terre.


L’HOMME

L’homme croit
L’homme croît
L’homme décroit.



La rature est un signe des temps.

Le drame est la réponse à la tragédie.

La frontière entre la création et l’imaginaire est l’inédit. Ce non-dit toujours en suspens, bouscule les règles du raisonnement et des sens. Ainsi le chant devient la Création par excellence. Impondérable et sans cesse amplifiée, elle s'élève vers les sommets incantatoires. Seule la chute romanesque met un terme à son ascension vertigineuse.

L’être est à la source de sa réalité psychique.

Assurément, toute la philosophie littéraire puise ses richesses dans l’héritage épicurien.

Je meurs d’aimer. Et pourtant je suis en vie et envie toujours d’aimer. D’aimer à en mourir. Décidemment, il n’y a pas à sortir de là. Cette idée demeure la plus généreuse, sans conteste supérieure à toutes les autres, y compris de toute idée patriotique. Surtout patriotique.

Le non-être est un concept machiavélique.
L’irrationnel contre la raison.

La perfection n'existant pas, la banalité est nécessaire.

Les sonnets de Joachim du Bellay sont aussi superflus qu’un scarabée en plein désert.

Savourer, même de nos jours, les délicatesses comme les indélicatesses de Sainte-Beuve.

Le marquis de Sade en voulant changer la société par les mœurs, fut l’homme le plus libre et le plus révolutionnaire de tous les temps.

La simplicité même embellit les choses.

Quelque chose d’irrémédiable s’est brûlée dans le feu de mon existence.

Eros, ô nuit noire.

La poésie est femme.

La beauté féminine est à l'apogée de la beauté poétique.

La poésie est le rêve. Le rêve l’amour.

L'amour et la poésie ne font qu'un.

Les rêves, l'amour, la poésie, les sciences, les philosophies, voici de quoi émanciper tous les esprits et matière à pouvoir rédiger un traité de la liberté ou de l'athéisme.

La géométrie de par sa théorie est fondamentalement poétique.

Les poètes écrivent avec leur cœur, leur ventre, leur sang ; les philosophes avec leur jugement. Dans le cas contraire, ce ne sont ni des poètes, ni des philosophes.

La raison a du cœur et le cœur ses raisons. Le doute aussi.

L'intelligence vient principalement du cœur.

Il existe deux sortes de politiques : la politique du peuple et l'autre.

Mon cœur saigne.

Par ces temps de doutes, de morosités, d'incertitudes, de concepts
plus ou moins fatalistes, rêver demeure la seule raison, indispensable à l'Homme.
Pour sa survie. Sa liberté. Sa conscience. Sa respiration.

L’écriture est une insurrection contre la bêtise et la folie des hommes. Elle est l’un des moyens de s’élever contre toute forme de violence, de haine ou d’obscurantisme.

J'écris contre l'oubli. J’écris pour oublier…

La musique est l'ineffable.

L'immobilisme est un facteur incontestable de l'incompétence.

Les désordres de la vie, l’ordre des choses.

Les libertés fécondent les bonnes consciences.

Tous les dieux sont des hommes
Tous les hommes ne sont pas des dieux.

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(Vestige méditerranéen, 2007. Assemblage et peinture sur bois, par Eric Guillot)

Pourquoi croire ?

Toute forme de croyance, toute forme d'assujettissement est semblable à une lampe au fond d'une grotte : elle éclaire très mal les esprits.

Toute naissance est une création qui s’inscrit dans un mouvement perpétuel.

La matière... la matière... il y aura toujours matière à dissertation...

Les souvenirs hélas ne sont que des photographies erronées du passé.

Le bonheur est une conception moderne pour l’esprit petit bourgeois, un accompagnement contre l'ennui. Généralement, tous ceux qui prétendent être heureux ne le sont pas.

La phobie est une fabrication esthétique destinée à chaque individu.

La solitude est nécessaire pour la création. Elle est son socle. Son édifice. Son double.

Le JE est double. Comme au théâtre, juste avant le rideau.

Carré d'as.

Dire toujours NON ! Par principe et en toute occasion.

Le monde est une gageure.

Parole d'homme ou paroles d'hommes. Le rôle de l'Homme.

On connaît la musique.

Les révoltes n'ont de sens que lorsqu'elles s'acheminent vers les libertés émancipatrices.

L'exaltation est souvent une démesure à ne plus savoir où tourner de la tête...

Les destinées ne sont que des formes géométriques courbes.

Le militantisme par son perpétuel aveuglement doctrinaire me donne la nausée.

Le Petit Chaperon rouge... La philosophie dans le boudoir... L'enlèvement d'Hélène... La vie sexuelle de Catherine M... Les Chants de Maldoror... La liberté ou l'amour... Les récits, les merveilleux récits éblouissants et mythiques... ceux qui offrent du piment à l'existence et des ailes à arracher...

Je nomme Art ou Poésie, toute expression plastique, écrite ou verbale qui de manière manifeste contribue ou modifie radicalement le regard sur toute chose portée et admise jusqu'alors.

Les affaires de cœur précèdent toujours les passions contrariées.

On défend ce que l’on aime.

Il vaut mieux aimer à en mourir que de mourir sans aimer.

Les vins sont comparables aux individus en ceci qu’ils sont tous inégaux.

C’est le chapeau qui fait l’homme selon le proverbe et réciproquement.

Et tandis que je m’endormais je sentis monter au long tamis de ma chair un coussin d’air chaud semblable à une puce dans les poils d’un chien dont l’immobilité animale évoque peu s’en faut, celle d’un pape. Mais cette tiédeur m’incommodait étrangement. J’abandonnais la position initiale usant de toute mon énergie – physique et mentale - à me relever afin de pouvoir vivre définitivement debout. Ce fut pour moi un extrême bonheur que d’y être parvenu. J’éprouvais alors un bien-être grandissant tandis qu’une intense satisfaction m’envahissait. Mes membres retrouvèrent progressivement leurs forces et une grandeur d’âme s’élevait au plus profond de mon être. C’était une totale métamorphose. Ma nouvelle position ascendante m’assura de fait le statut de voyant, l’homme nouveau. La prophétie venait enfin de se réaliser.

Des louanges et encore des loups anges. Comme toujours.

Le mot le plus haïssable de la langue française est le mot « tradition » pour tout ce que ce vocable revêt de conservatisme-négativisme en opposition manifeste à la raison, aux vérités et aux jugements existentiels.

L’ombre passe plus vite que la lumière.

Jean de La Fontaine ? Un moraliste, somme toute, bien inutile.

Le cœur est un œil au cou tendu.

Œil de bœuf, œil de lynx, mais uniquement entre chien et loup.

Carnet de bord ou carnet de route ? Les deux font partie du voyage.

La « Multitude » d’Antonio Negri n’est en aucun cas une variation de plus de la pensée nouvelle mais un concept universel.

Une pièce poétique se construit par l’intervention de différents genres : le poème, le vers libre ou la prose, voire les trois réunis. Cette conception d’écriture dans un même récit éloigne définitivement le poème « fabriqué » et laisse toute sa place à la spontanéité et à la création…


 

© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle. Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.