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dimanche, 29 avril 2018

LIVRE DE HUGUETTE DANGLES et HERVE DIJOLS

« Sète ouvre ses paupières »

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Après Persiennes entrouvertes (1986, préfacé par Denys-Paul Bouloc), L’été rassemble ses tilleuls (1991), Le chant des Sources (2009) et L’Encre vive de l’iris (2012), Huguette Dangles vient de publier son cinquième recueil de poésies : Sète ouvre ses paupières, (une ville qu’elle connaît très bien pour y séjourner régulièrement). L’ouvrage illustré par de très belles photographies d’Hervé Dijols est publié aux éditions niçoises « Pourquoi viens-tu si tard ? » (10 euros). La poétesse aveyronnaise qui possède un « cœur épris de liberté » nous conduit « Entre mer et étang… Dans un jeu de miroir » là ou « tremblent les ocres façades » et où « Le phare de Saint-Clair/berce d’un faisceau lumineux/sa belle endormie ». Elle nous assure à travers ses merveilleux poèmes, une visite des lieux emblématiques, tel Le Jardin du château d’eau, le cimetière du Py (ou repose Georges Brassens) et nous certifie que « Bercé de refrains nostalgiques/et de souvenirs/le petit cimetière n’est pas triste ». Il y a aussi le port et « les marins aux visages burinés », la place Aristide-Briand avec son kiosque et la Place du Pouffre qui sont à l’honneur.
Comme pour une peinture impressionniste, Huguette Dangles sait nous subjuguer avec sa palette de mots qui essaiment leurs couleurs à foison : « La mer s’étend fidèle, offrant sa robe bleue ou son manteau gris à la plage sertie de coquillages… Une aigrette s’éveille dans les bruyères roses, les flamants se rassemblent dans les étiers… ». Puis « Adossée au mur de rochers noirs/en guise d’oreiller/la mer s’est endormie/La dune offre sa poitrine/pour reposer ses rêves ». Et tandis qu’une déambulation le long des quais s’offre aux protagonistes, l’écriture se transforme en un effluve de romantisme : « Le vent entoure nos épaules/nous pousse fièrement/dans les quartiers de la ville/Un quadrant solaire/réchauffe la pierre/Il est l’heure d’aimer… Je garde sur les lèvres/un goût de sel/pour le dernier baiser » écrit l’auteure devant « l’étendue immuable/de la mer » et « les plages ensablées de désirs ».
De très belles poésies ou le lyrisme est à son apogée. L’ouvrage est disponible en librairie.

Eric Guillot

POUR VISUALISER LA PAGE PARUE DANS CENTRE PRESSE,
DIMANCHE 29 AVRIL 2018

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29-04-18-CPR-RODEZ_CP-4-MA3AV.pdf

 

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