codedesuivi codedesuivi
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

lundi, 19 mars 2018

LE FACTEUR DU LEVEZOU DE JEAN DUPIN

Le facteur du Lévezou

photo_jeannot_2014.jpg

Jean Dupin signe son quatorzième roman.

L’histoire se déroule dans les années 60, dans le village de La Creyssie. Comme toute œuvre romanesque, celle-ci contient une large part de fiction, mais également une part de vécu. Car ne l’oublions pas : tous les romans de l’auteur ont pris naissance dans la région des hauts plateaux du Lévezou. Jean Dupin est né en 1936 et le virus de l’écriture l’a touché lorsqu’il a pris sa retraite de cadre supérieur dans les Postes. S’il habite Toulouse, c’est son Aveyron natal qui l’attire avec force surtout dans le village d’Arvieu où il revient très souvent. Et la Poste, Jean, il la connaît très bien. Tout commence, lorsque Jean Estivals, en pleine fenaison, quitte le fermier qui l’emploi, pour tenter et réussir le concours de facteur des Postes. Le voici propulsé à Paris « Mais à la ville, les comportements sont différents. On ne rencontre pas le facteur tous les jours. Bien qu’il soit très apprécié de la population, l’employé de la poste n’a pas les mêmes relations. A la campagne, la porte est toujours ouverte… Les contacts y sont plus libres. ». Aussi, le narrateur après quelques années de vie parisienne et après de bons et loyaux services, demandera sa mutation dans son Aveyron natal. Un inspecteur le reçut dans son bureau. Son vœu sera-t-il exaucé ? « Il ne rêvait pas. Il était nommé chez lui, au milieu des siens, dans le village de La Creyssie. »

Jalousies et ragots

Sa longue tournée quotidienne à travers les hauts plateaux du Lévezou s’effectuera à pied, quel que soit les conditions météorologiques. Plus tard une réorganisation s’avèrera nécessaire. « L’arrivée d’une 2CV couvrira un territoire de distribution plus vaste ». Jean Estivals était fier « d’être le premier facteur des environs à effectuer sa tournée en voiture. »

Si on regrette un peu trop de fluidité dans le premier chapitre de l’ouvrage, en revanche la deuxième partie du livre nous transporte dans l’espace-temps d’une liberté enfin conquise. Les pages de ce roman se suivent comme les tournées au quotidien du jeune facteur depuis son retour dans son village natal. Mais c’est compter sans les nombreux rebondissements que l’on découvre au fil de cette aventure : des jalousies mesquines, les ragots... Cependant, il y a la rencontre avec la douce Isabelle, les recherches de candidats en vue des élections municipales, ou encore ce drame survenu sur le lac, qui, contre toute attente, contribuera à réconcilier le paysan constamment irascible avec Jean Estivals. Le facteur du Lévezou est aussi une œuvre romanesque qui interpelle le lecteur où en guise de conclusion Jean Dupin écrit : « De nos jours, les outils modernes ont transformé le courrier. Le facteur n’apporte plus ni lettres d’amour, ni nouvelles de la famille et pourtant, c’est toujours avec impatience et plaisir que son passage est attendu. » Un merveilleux roman qui nous envahit d’émotion.

« Le facteur du Lévezou », 2018. Un volume de 262 p. (15 euros). Disponible à la Maison du Livre, à Rodez, à l’Espace Culturel à Sébazac-Concourès, à la Mazison de la presse à Pont-de-Salars, La Primaube et Sévérac-le-Château, à la librairie Caumes à Millau et Au Petit Bout d'Où à Arvieu.
Courriel : dupin.jean@orange.fr

 POUR DDECOUVRIR LA PAGE CLIQUEZ ICI : DIMANCHE 18 MARS CENTRE PRESSE

Écrire un commentaire