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dimanche, 13 janvier 2008

AU GRAND JOUR par Eric GUILLOT

Les poèmes Amour, Cette caresse, Au grand jour, L'amoureuse, Séjour à Grenade, Elle se baigne dans une robe de pluie, Totem, Comme dans un rêve et Dors, ont paru dans l'édition magazine de Dimanche CENTRE PRESSE, daté du 20 juillet 2003. 


Amour
Eternel désir
Corps délivrés
De l'écume blanche
L'homme et la femme
Enfin libres
Perpétuellement.



BONHEUR

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(Photo-montage).

Des lames de soleil incendient la chambre
Une porte s’ouvre
Un parfum s’échappe
Absorbée par de vagues songes
La fille aux longs cheveux
Se regarde dans le miroir à moitié nue
Et jamais elle ne rit
Et jamais elle ne parle en ces instants
Elle n’est plus la même depuis l’autre soir
Elle se perd dans le sillage de sa pensée énigmatique
Cependant de l’autre côté du miroir
Apparaît avec certitude
La révélation d’un bonheur encore inavouable
Naissant avec le jour de tout son éclat.



Cette caresse qui me frôla
Cette caresse qui me fit renaître
Ou es-tu oasis de mes amours
Ma semblable Mon phénix
O masque que je lèche.




AU GRAND JOUR
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(Au grand jour. Eric Guillot. - Collage et assemblage, 2003)

Le coq de la nuit invisible dans la forêt
Un papillon nocturne aux ailes flamboyantes
Une lampe obscure cachée dans les fougères
Une boussole au grand air qui tient lieu de passage
Des coquilles vides au sablier qui s’écoule
Surgit innocente et nue à la fin du jour
La jeune Léda aux seins délivrés
Dans une attente passive
A la beauté caressante
Livrée à l’inconnu
Offerte au hasard de l’homme
Femme future

Pour toujours.



ETAT D'AME

Un rayon de lumière voilé
Une chevelure de flammes
La rosée du matin
Le battement d'une poitrine nue
Le regard pathétique de la femme
Moulent l'image des désirs
Dans un mélange de solitude
Et de fierté.



SEJOUR A GRENADE


Un filet de lait bleu traverse la fenêtre
Et toi mon amour nue sur le lit
Transcendante comme le jour
Semblable à un tableau de Matisse
Plénitude du temps
Harmonie des lignes et de l’espace
Douceur de ton corps
Souvenir présent.



L’AMOUREUSE


Offerte à l’espace du désir
Couronnée par la fuite de l’absence
Elle s’abandonne
Dans l’azur d’une robe déployée
Au plaisir de la chair
Livrée et confondue
A la révélation
Et à la séparation de l’être
Simple, irréelle contre toute épreuve
Dans l’attente des bouches partagées.




ELLE SE BAIGNE DANS UNE ROBE DE PLUIE

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(Robe de pluie. Rosy Guillot, dessin, 2005)

Elle se baigne dans une robe de pluie
Toute nue Ses mains cachent ses seins
Secrète et toujours différente
Elle abolit le passé aux ailes de roches
Pour une étreinte future
Sa nudité caresse l’horizon à la rame du ciel
Réelle elle ne demeure que plus nue
Le visage de l’amour au cristal des rêves
Anéantit toute attente
Aux vitres des baisers



TOTEM


Le ventre de la femme est un élastique
Le ventre de la femme monte et descend
Le ventre de la femme est un ascenseur
Le ventre de la femme lorsqu’il s’allonge s’étend comme du sable mouvant
Le ventre de la femme est un volcan en éruption qui s’élève des nuées
et se métamorphose en fine pluie incandescente
Le ventre de la femme est perle de rosée
Le ventre de la femme est musique dans l’érotisme
Le ventre de la femme est le Rano-Raraku où naissent les moai
Le ventre de la femme est le symbole de l’altjeringa
sur les terres d’Arnheim et de Groote Eyland
Le ventre de la femme est une voile qui gonfle au vent du Pacifique
Le ventre de la femme est au creuset de l’art océanien et de l’art africain
Le ventre de la femme est précieux comme un diamant
Le ventre de la femme est au cœur de toutes les civilisations
Le ventre de la femme est le totem des mythologies et des religions
Le ventre de la femme est la source des croyances
Le ventre de la femme est sacré.




COMME DANS UN REVE
TU APPARAIS
ET DISPARAIS

COMME DANS UN REVE
JE TE RETROUVE
NOUS SOMMES VIVANTS



DORS


La neige fleurie de mille étoiles parfumées les eaux du Nil
Parole perdue
Battement d’ailes chargées d’adoucir le monde
Souvenirs toujours éclos dans nos mémoires de silence
Distance du langage
Le sommeil a pris l’empreinte d’une caresse
Dans la profondeur des miroirs




© Copyright Eric Guillot. Lois sur le droit d'auteur et la protection de la propriété intellectuelle.
Toute reproduction dans sa forme ou son contenu est strictement interdite, sans l'accord explicite de l'auteur.

11:30 Publié dans Poesie | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Quelle ne fût ma surprise...de tomber sur un poête...digne de Beaudelaire et de ses "Fleurs du Mal"...mon livre de chevet !!! (clin d'oeil !) Je ne suis que la petite photographe qui adore les sculptures ! Et...j'écris aussi quelques..."Farfallonades" (recueil dispo dans ma bibliographie en ligne) ! Tu as du talent et je ne peux m'empêcher de te répondre...en vers...
"Ta plume en envolée...elle l'a si bien décrit...
La femme énamourée...et son ambre rougi !
Mes sens écarquillés...vers toi qui assouvis...
Mes prunelles embuées...et comble mon esprit...
Te soufflent une caresse... virtuelle aguerrie...
En vers que je t'adresse...sur ta joue... mon ami !"

Christina Bianca.

Écrit par : CHRISTINA BIANCA TRONCIA | vendredi, 06 juillet 2007

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